Port-Vendres : usagers en colère, la station-service Intermarché à bout de souffle
- Le Petit Port-Vendrais

- 24 juin 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 déc. 2025
Plus de carburant, plus de service… plus de patience.
PORT-VENDRES — Ce mardi 24 juin, nouvelle scène de ras-le-bol devant la station-service Intermarché de Port-Vendres. Plus de SP98, plus de E10. Seul le gazole reste encore disponible… mais pour combien de temps ?

Une situation qui devient une habitude, au grand désespoir des usagers.
Et ce n’est pas un incident isolé. Cela fait plusieurs fois que cette station est confrontée aux mêmes problèmes. Les cuves sont vides, l’information absente, le personnel inexistant. À force, les clients parlent d’abandon pur et simple, d’un site laissé à la dérive, sans les moyens d’assurer un service pourtant basique.
“On est à Port-Vendres, pas au milieu du désert ! Et pourtant, il faut faire des kilomètres pour espérer trouver du carburant. C’est invraisemblable.”
Un manque de moyens… ou de volonté ?
Certains pointent du doigt un manque flagrant de moyens alloués à cette station. D’autres s’interrogent : est-ce un vrai problème logistique, ou un désintérêt total pour les besoins locaux ? Quand on connaît l’affluence touristique en été et la dépendance à la voiture dans la région, difficile d’imaginer qu’un tel service puisse rester aussi peu fiable.
“C’est une station-service de grande enseigne, pas un vieux distributeur en rase campagne. Et pourtant, on dirait une station abandonnée…”

Et ce ne sont pas que les carburants qui manquent.
“Ça fait plus de 10 ans que je viens faire le plein ici, et je n’ai jamais vu une seule serviette en papier pour s’essuyer les mains. Rien. Dans n’importe quelle station normale, il y en a. Ici, c’est le strict minimum, tout le temps — quand ce n’est pas le néant”, raconte Marc, usager fidèle mais dépité.
Un service en panne… jusque dans l’éclairage ?
Pour ne rien arranger, les usagers déplorent aussi l’état des installations. « Si vous n’avez pas les moyens d’allumer, ne serait-ce que la lumière le soir, alors vous n’ouvrez pas de station-service ! » déplore un usager excédé. « Faire le plein dans le noir, c’est dangereux et inacceptable. » Les éclairages ne sont tout simplement pas allumés, créant un véritable danger et donnant l’impression d’une station abandonnée à elle-même. On peut comprendre une hausse des tarifs d’électricité, mais là, c’est le minimum vital qui manque : un peu de lumière pour assurer sécurité et visibilité. Ce manque d’attention complète le tableau d’un service en totale déliquescence.

Les habitants demandent des comptes
Les habitants et les usagers, lassés, réclament une prise de conscience sérieuse : réapprovisionnements réguliers, suivi technique, communication minimale — bref, des moyens dignes de ce nom.
Car ce que révèle ce dysfonctionnement, ce n’est pas seulement une pompe vide. C’est un sentiment de mépris, un service public essentiel qui se délite, et une population qui en paie les frais.
“On est en 2025, et faire le plein à Port-Vendres devient une expédition. Ce n’est plus acceptable.”
La question est donc posée :
Combien de temps encore Port-Vendres devra-t-elle se contenter d’une station-service fantôme, avec juste un fond de gazole comme cache-misère ?






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