Restauration Magistrale : L’Église de Port-Vendres Retrouve ses Trésors Artistiques
Port-Vendres, 29/01/2024
Grâce à l’intervention du Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine du Département, les cinq tableaux remarquables de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle ont débuté leur processus de réhabilitation. Le premier d’entre eux, une œuvre imposante datant du 1er Empire mesurant près de 3 mètres de haut, illustre la libération de Saint-Pierre après son emprisonnement par le roi Hérode. Cette restauration méticuleuse a redonné vie à la scénographie et aux couleurs, offrant ainsi une perspective renouvelée aux visiteurs, plongeant dans une page captivante de l’histoire.

Actuellement exposée dans le chœur en attendant son installation aux côtés du tableau de Saint-Jean-l’Évangéliste, prévue courant février, cette première pièce est accessible aux heures d’ouverture de l’église.
Simultanément, une autre œuvre d’art exceptionnelle, “La Conversion de Saint-Paul”, a été acheminée vers le centre de restauration du département. L’intégralité des toiles retrouvera sa place d’origine dans le chœur de l’église, bénéficiant d’un nouvel éclairage, dès le début de l’année 2025.
Cette démarche de préservation souligne l’engagement soutenu de la municipalité de Port-Vendres envers son riche patrimoine. Après la restauration réussie des grilles de l’Obélisque Royal et de ses bas-reliefs, et avec l’acquisition prochaine du Fort Fanal, classé monument historique, la commune démontre une attachement profond à la sauvegarde de son histoire.
Il est à noter que cette restauration cruciale a été rendue possible grâce au financement à hauteur de 80% octroyé par le Département des Pyrénées-Orientales, permettant ainsi à la municipalité de mener à bien cette opération de sauvegarde patrimoniale.






Ce texte m’a replongé dans le souvenir d’une visite que j’ai faite à l’église Saint‑Pierre de Collioure il y a quelques années, juste avant la restauration de ses vitraux. J’avais alors remarqué, assis sur un banc en bois usé, comment la lumière filtrait à travers les couleurs fanées, créant une atmosphère à la fois mélancolique et sacrée. Le restaurateur, un vieil artisan que je ne reverrai jamais, m’avait expliqué que chaque morceau de verre était soigneusement découpé, puis replacé comme un puzzle millénaire. Aujourd’hui, en lisant votre article sur Port‑Vendres, je réalise que ces gestes d’amour du patrimoine se répètent, que chaque petite communauté redonne vie à ses trésors. C’est émouvant de voir comment le travail patient des mains expertes…